MENELIK

 MENELIK
Albert Tjamag naît à Yaoundé au Cameroun le 10 septembre 1970. Son père, journaliste, est attaché culturel à l'Ambassade des Etats-Unis, puis correspondant au Tchad. En 1979, toute la famille émigre en France et, après quelques déménagements, s'installe à Bobigny, dans la banlieue parisienne.

En 1992, MC Solaar présente Ménélik à un de ses amis, le DJ Jimmy Jay. Ce dernier, qui est en train de produire une compilation de remixes hip hop, s'intéresse à une composition du jeune rappeur. Ainsi, le titre "Un petit rien de jazz" paraît sur la compilation "Les Cool Sessions de Jimmy Jay" en 93. Cette participation fait un peu connaître Ménélik qui reçoit assez vite quelques propositions de collaboration.

C'est d'abord en 1994, avec le groupe anglais de Brighton, RPM (Revolution per minute), que Ménélik écrit le morceau "Sorti des ombres". Puis la même année, il travaille avec les japonais du groupe Silent Poets sur le titre "Words and silence", et DJ Katemura pour "Child's View".
Mais, c'est surtout avec "Quelle aventure", titre disco-rap, tube de l'été 95, sorti en collaboration avec les Allemands de No Sé, que Ménélik se fait un nom auprès du grand public.
Toutes les conditions sont alors réunies pour travailler sur un album solo. Spécialisé dans les textes, il confie l'écriture des musiques outre à l'excellent Jimmy Jay, mais aussi au Dj des Sages Poètes de la Rue, Logistik, et au programmateur de Soon E MC, Seeq.

Au printemps 95, Menelik est invité sur la tournée géante de MC Solaar, tête de proue du rap français. Puis en juillet, sort l'album "Phenomenelik", qui privilégie un hip hop lent, bercé par des sons fluides, piano et cuivres.

# Posté le samedi 10 décembre 2005 09:20

ERIC EBOUANEY

 ERIC EBOUANEY
artiste cineaste ayant fait mouce dans le film du realisateur haitien raoul peck .

# Posté le samedi 10 décembre 2005 09:50

PETIT PAYS

 PETIT PAYS
champion toutes categories de sa generation . . .et ceci dure depuis plus de 15 ans deja .
il est en ce moment le seul chanteur camerounais residant au bercail qui represente le plus le pays sur le plan international . il est d'ailleurs le mentor d'une horde de jeunes artistes tres habiles et plein de talent . nous pouvons d'ailleurs citer :SAMY DIKO ; PAKITO ; SAMANTHA FOK ; GUY MANU et pleins d'autres . ces artistes sont tous sortis de son ecurie denomme LES SANS VISAS .

# Posté le samedi 10 décembre 2005 10:04

FRANCIS BEBEY

 FRANCIS BEBEY
Poète, écrivain, compagnon du verbe, le chanteur et guitariste auteur-compositeur camerounais Francis Bebey fait partie des précurseurs dont le rôle dans la reconnaissance des musiques africaines s'est avéré primordial.

Né en 1929 à Douala, Francis Bebey est initié au chant par son père, pasteur protestant, joueur d'harmonium et d'accordéon, et élevé au son de la musique classique occidentale (Bach, Haendel), tout en gardant une oreille tendue vers les musiques enracinées sur le sol africain. Ces musiques, qu'il découvre d'abord en cachette de ses parents, chez un voisin, passant ses nuits à jouer de l'arc à bouche et de la harpe traditionnelle, vont devenir pour lui une passion absolue, un enjeu, un engagement.
Francis Bebey se met à la musique en jouant d'abord du banjo, puis il passe à la guitare en 1947. Trois ans plus tard, il quitte le Cameroun pour Paris où il s'inscrit à la Sorbonne pour préparer une licence d'anglais. Il forme à cette époque un trio avec son compatriote Manu Dibango. Il décide ensuite de partir pour les États-Unis en vue d'étudier la communication et le journalisme. Il compose alors sa première pièce pour guitare, "L'Été du Lac Michigan".

Journaliste et écrivain

Journaliste, reporter radio, il travaille aussi en Afrique, notamment au Ghana, où il participe à la création d'une station française de radio, puis regagne la France où il entre comme reporter à la Sorafom (Société de Radiodiffusion de la France d'Outre-mer), la future RFI (Radio France Internationale).

Pendant quinze ans, il est ensuite responsable du département musique de l'Unesco. Tout en publiant parallèlement articles de presse, nouvelles, poèmes, romans, dont "Le Fils d'Agatha Moundio". L'ouvrage est récompensé par le Grand Prix littéraire de l'Afrique noire, une distinction qu'il obtient en 1968. C'est aussi l'année de son premier concert parisien, au Centre Américain, où il présente un répertoire chanté en douala, en français et en anglais, inspiré des chants bantous et des polyphonies pygmées.

Il publie l'année suivante une étude qui fait référence, "Musique", disponible aujourd'hui dans sa traduction anglaise, "African Music - A People's Art". Outre cet essai, parmi d'autres, il invente aussi des contes ("L'Enfant pluie") et écrit des poèmes ("Concert pour un vieux masque").

Chanteur malicieux

En 1972, il sort son premier album, "Idiba". À partir de 1974, il décide de se consacrer uniquement à la composition musicale et à l'écriture. Toujours attentif à préserver l'essence de la tradition, il n'utilise les instruments électriques qu'avec parcimonie, préférant faire oeuvre de sobriété en mettant en avant les instruments traditionnels comme la flûte pygmée ou la sanza (lamellophone à pouce). Sans pour autant s'interdire l'audace et l'aventure.

Il n'hésite pas à entraîner parfois ses instruments fétiches vers des univers qui leur sont totalement étrangers. Ainsi compose-t-il "Kasilane", une commande du Kronos Quartet pour quatuor à cordes et flûte pygmée ou encore, à la demande de la jeune violoncelliste française Sonia Wieder-Atherton, une pièce pour sanza et violoncelle.

C'est surtout en 1980 qu'il rencontre le succès avec "Le Rire africain" qui contient "Agatha", une chanson pour rire, mais pas seulement. Cette histoire d'enfant "café au lait, qui n'est pas tout à fait comme les autres enfants du village", c'était aussi, déclare-t-il plus tard, sa façon à lui de lutter contre le racisme. D'"Agatha" à "Si les Gaulois avaient su", en passant par "La Condition masculine", Francis Bebey pratique l'humour avec une savoureuse malice.

Concertiste international

Si c'est d'abord à travers ses chansons humoristiques qu'il attire sur lui l'attention du public francophone à travers le monde (Prix Sacem de la chanson française en 1977), on découvre bientôt également à la fois le compositeur et le concertiste international.

Il se produit partout à travers les continents, dans des lieux d'importance, voire prestigieux (Maison de Radio-France à Paris, Carnegie Hall à New York, Radio Deutschland à Berlin, musée Edvard Munch à Oslo, Masonic Auditorium à San Francisco.). On le voit siéger dans les années 80 avec Léopold Senghor au Haut Conseil de la francophonie, créé par François Mitterrand. Il signe la musique du deuxième long métrage du réalisateur burkinabé Idrissa Ouedraogo, "Yaaba", réalisé en 1989 et primé au Festival de Cannes.

Au cours de l'été 2000, année où il publie l'album "M'Bira Dance", il fait l'une de ses dernières apparitions publiques au festival Les Suds à Arles. Le 28 mai 2001, il succombe à une attaque cardiaque à son domicile parisien.

Inédits

L'année suivante, l'association Francis Bebey annonce sa création. Avec pour but de préserver la mémoire du musicien, elle souhaite, outre la publication d'inédits de Francis Bebey, s'attacher à l'organisation de concerts de musique africaine et soutenir des programmes de recherche portant sur la littérature et la musique.

Approcher Francis Bebey, c'était goûter au charme de la légèreté intelligente, prendre une leçon d'humilité, d'humanisme, de courtoisie. Une leçon de vie.

# Posté le samedi 10 décembre 2005 10:24

Modifié le mardi 12 juin 2007 11:27

SPIKE LEE

 SPIKE LEE
Le réalisateur américain en fait l'annonce à la suite de longues recherches.

Dans une interview accordée à un magazine américain en ligne (Movie Insider), le

célèbre réalisateur Noir américain Spike Lee a affirmé qu'il avait récemment

découvert qu'il avait des origines camerounaises. «J'ai, explique-t-il, grandi à

Brooklyn et New York et j'ai toujours envié mes amis américano-italien quand arrivait

l'été. Ils rentraient en Italie où ils retrouvaient leurs familles. Mes amis Porto-ricains

retournaient à Porto-Rico. Mes amis Irlandais retournaient en Irlande. Et moi, j'allais

en Alabama ou en Georgie où les miens se trouvaient. Seulement, je savais que ce

n'était pas de là que nous venions. Je l'ai toujours un peu mal vécu. Maintenant que

la possibilité nous est donnée par la science et les études Adn, les Africains-

Américains ont désormais la possibilité de retrouver les traces de leurs ancêtres.

Cette possibilité est offerte par un organisme qui s'appelle African Ancestry

Company.»

A la suite des recherches faites dans ce cadre, «on a découvert que mon épouse

était d'origine Sierra-léonaise. Du côté de ma famille paternelle, on s'est aussi rendu

compte que mes ancêtres de la région aujourd'hui appelée Cameroun et que du

côté de ma famille maternelle, mes ancêtres étaient originaires de la région

aujourd'hui appelée Niger. Mon épouse et moi nous sommes assis lorsque nous

avons eu les résultats. C'était un grand moment d'émotion de savoir juste où nos

ancêtres avaient été volés».

Dans la foulée, le réalisateur annonce un film dont le propos concernera la

découverte. «C'est quelque chose. Quand quelque chose de semblable vous arrive,

vous vous réjouissez. Mais vous ne pouvez pas oublier que cela n'a été possible que

parce que la science le permet.

Partie la poignée de réalisateurs et comédiens Noirs qui se sont imposés à

Hollywood, Spike Lee a réussi à faire de ses films, des grosses productions dont le

succès a plusieurs fois dépassé les frontières des Etats-Unis. Sa démarche et son

audace ont depuis longtemps forcé le respect. Dans un contexte où le cinéma ne

prend presque jamais le risque de montrer une personne de race blanche

embrassant une autre de couleur, il a plusieurs fois violé l'interdit et contribué à faire

tomber les tabous.

A l'annonce de la nouvelle des origines camerounaises du réalisateur américain, il

semble que l'ambassade du Cameroun à Washington a entrepris la démarche pour

en faire un citoyen d'honneur. Offre à laquelle Spike Lee n'a pas encore

officiellement réagi.

# Posté le samedi 10 décembre 2005 10:46