Erika Dobong'na est née à Paris en 1964 de parents camerounais. Sa mère est la fille d'un chef traditionnel et exilée politique en France. Elle rencontre à la faculté le père d'Erika et donne naissance à quatre filles, Esther, Erika, Eva et Elga. A l'âge de cinq ans, la jeune Erika entre au conservatoire pour suivre des leçons de solfège et de piano. Mais quant à l'âge de 12 ans on lui offre une guitare, elle préfère reprendre les chansons de Bob Marley ou des Beatles. Deux ans plus tard, elle quitte le lycée le temps de quelques semaines, avec son premier groupe pour partir en tournée des clubs en Bretagne. Poursuivant tout de même son cursus scolaire, elle commence après le baccalauréat des études de lettres. La musique semble être sa véritable vocation. A partir de 82, elle évolue au sein des Blackheart Daughters qu'elle crée avec ses soeurs, puis Princess and the royal Sound avec qui elle effectue plusieurs tournées en première partie du Jamaïcain Dennis Brown.
Fin 86, elle décide d'enregistrer à Londres avec les musiciens du groupe de reggae, Aswad. Elle produit donc elle-même son premier disque qui ne sortira malheureusement pas tout de suite. En effet, il faut attendre 88 pour voir publier chez Celluloïd, le 45 tours «Trop de blabla», titre aux sonorités reggae destiné «à tous ceux qui parlent trop et ne font rien». Succès médiatique immédiat.
Après un second 45 tours en 89, intitulé «Tendresse» qui passe à peu près inaperçu, il faut attendre trois ans pour voir Princess Erika réapparaître sur la scène musicale. Un album éponyme sort en juillet, avec comme premier extrait le titre «Calomnie». Auteur, compositeur et interprète, la jeune femme déploie tous ses talents pour chacun des douze titres où se mêlent les influences, les couleurs musicales et les rythmes, reggae, soul, funk et jazz.